Depuis près de neuf mois, une quantité impressionnante d'uranium repose à l'aéroport de Niamey, accumulée dans des conteneurs exposés aux conditions météorologiques du Sahel. Cette réserve de plus de mille tonnes, connue sous le nom de « yellowcake », est au cœur d'un conflit commercial opposant Niamey à la firme française Orano, tout en soulevant des inquiétudes géopolitiques majeures sur le continent africain.
La situation pourrait connaître un tournant décisif. Selon des informations confidentielles obtenues par nos sources, une entreprise roumaine d'envergure — gestionnaire du secteur nucléaire civil du pays — manifesterait un intérêt marqué pour se procurer environ un tiers de cette précieuse matière première. Cette évolution intervient alors que la communauté internationale redoutait que ce minerai stratégique ne basculât vers Moscou ou Téhéran.
Cette ouverture diplomatique et commerciale pourrait transformer la donne énergétique en Afrique de l'Ouest et au-delà. Elle marque également la fin d'une impasse qui paraissait insurmontable depuis plusieurs mois.
Ce qu’il faut retenir
- Environ un tiers du stock uranifère nigerien intéresse désormais une structure publique roumaine spécialisée en énergie atomique
- Les minerais immobilisés à Niamey depuis fin 2025 cristallisent tensions commerciales franco-nigériennes et craintes d'ingérence russe ou iranienne
- Cette transaction potentielle pourrait dénouer un bras de fer diplomatique affectant la stabilité énergétique ouest-africaine
Source : The Africa Report