Entre mars 2025 et mars 2026, l'État camerounais a puisé massivement dans les ressources offertes par le marché monétaire et financier de la Cemac, en levant environ 1 300,2 milliards de FCFA. Ce montant, révélé par les données de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) publiées en juin 2026, représente près d'un cinquième de la mobilisation totale réalisée par les six pays de l'union monétaire au cours de la même période.
Cette levée de fonds s'est opérée via deux principaux vecteurs : les bons du Trésor assimilables (BTA), des instruments à court terme qui ont rapporté environ 907,8 milliards de FCFA, et les obligations du Trésor assimilables (OTA), titres à plus long terme générant 392,4 milliards de FCFA. Le profil des emprunts camerounais se singularise par un ancrage marqué vers les BTA, particulièrement ceux échéant à 52 semaines, où Yaoundé a concentré la moitié de ses émissions de court terme.
Cette dynamique d'emprunt intervient dans un contexte de recours accru à l'endettement par tous les pays de la région. La Cemac a porté ses mobilisations régionales à 6 764,7 milliards de FCFA, en hausse de 18,7 % par rapport à l'exercice précédent.
Ce qu’il faut retenir
- Yaoundé lève 1 300 milliards via BTA et obligations entre mars 2025 et 2026.
- Les bons à court terme dominent la stratégie de trésorerie camerounaise avec 907,8 milliards.
- Le Cameroun seul émet des obligations à 10 et 15 ans en Cemac sur cette période.
- Les banques spécialisées (SVT) contrôlent 64,7 % de l'encours des titres publics régionaux.
Source : News du Cameroun