Au Tchad, le cimetière de Lamadji agonise sous le poids de l'indifférence. Tombes effondrées, herbes folles, débris éparpillés : ce lieu de mémoire dépérit sans intervention visible des autorités. Les familles qui viennent se recueillir sur les sépultures de leurs proches découvrent des monticules de terre éboulés, des fosses méconnaissables. Chaque saison pluvieuse aggrave le désastre, fragilisant davantage les structures funéraires.
Cette déliquescence soulève des questions qui dépassent le simple nettoyage : qui supervise l'intégrité de ce dernier repos ? Pourquoi les collectivités locales demeurent-elles silencieuses face à ce spectacle ? Dans la tradition tchadienne, le culte des ancêtres et le respect des morts constituent des piliers identitaires inébranlables. L'oubli d'un cimetière n'est jamais neutre — il révèle une érosion des valeurs civiques et un détachement de la mémoire collective.
Les autorités compétentes, les élus locaux et la société civile sont interpellés. Restaurer la dignité de Lamadji, c'est réaffirmer l'attachement tchadien à l'héritage et aux principes de respect qui façonnent l'identité culturelle des générations actuelles et futures.
Ce qu’il faut retenir
- Le cimetière de Lamadji se dégrade rapidement : effondrements, fissures et détritus jonchent le site.
- Les pluies saisonnières aggravent l'état physique des tombes, les rendant méconnaissables pour les familles.
- L'inaction expose un manque de considération envers les valeurs traditionnelles tchadiennes de respect ancestral.
- Une mobilisation immédiate des collectivités et citoyens s'impose pour restaurer ce lieu de recueillement.
Source : Alwihda Info