Un financement majeur de la Banque mondiale renforce les capacités de transport régional. La Société financière internationale (SFI), entité du groupe Banque mondiale orientée vers le secteur privé, vient de débloquer 5 milliards FCFA en faveur de Catramp, transporteur incontournable de la zone CEMAC. Cette injection de liquidités permettra à l'entreprise de moderniser son parc infrastructurel et d'étendre ses opérations au Cameroun, au Tchad et en République centrafricaine.
Les investissements porteront principalement sur les deux artères logistiques cruciales : le corridor Douala-N'Djamena et l'axe Douala-Bangui. Ces routes commerciales demeurent vitales pour le Tchad et la RCA, pays enclavés qui dépendent du port camerounais de Douala pour acheminer leurs marchandises vers les marchés extérieurs. Améliorer la fluidité de ces trajets signifie accélérer les délais, réduire les coûts de transit et renforcer la position compétitive des secteurs privés locaux.
Cet appui international s'inscrit dans une dynamique plus large : consolider l'intégration régionale et pérenniser les chaînes d'approvisionnement transfrontalières. Pour le Tchad et la Centrafrique notamment, qui n'ont d'autre accès maritime que par le Cameroun, cette modernisation logistique constitue un élément stratégique de sécurisation de leurs échanges commerciaux.
Ce qu’il faut retenir
- La SFI débloque 5 milliards FCFA pour renforcer les infrastructures de Catramp en Afrique centrale.
- Les corridors Douala-N'Djamena et Douala-Bangui bénéficieront d'investissements prioritaires pour fluidifier le commerce régional.
- Le Tchad et la RCA, pays enclavés, accèdent à une meilleure sécurisation de leurs chaînes d'approvisionnement.
Source : Journal du Cameroun