Anne Féconde Noah, une figure politique de Yaoundé, a récemment exprimé son indignation face à la fermeture des lieux de culte dans l'arrondissement de Yaoundé 5, imposée par l'autorité administrative. Cette décision, prise le 12 juillet 2026, a été justifiée par des nuisances sonores, mais Noah souligne un paradoxe : les bars environnants génèrent souvent davantage de bruit sans subir de sanctions similaires.
Dans une lettre ouverte au sous-préfet, elle dénonce l'incohérence de cette mesure, affirmant que l'autorité administrative ne devrait pas interférer dans la pratique religieuse des citoyens. Selon elle, la laïcité implique le respect du droit de chacun de choisir sa foi, sans censure ni favoritisme. Noah rappelle que le Cameroun ne dispose pas encore d'une réglementation claire sur les nuisances sonores, ce qui complique la gestion de ce type de conflit.
Elle critique également la décision de fermer les églises, qu'elle considère comme une atteinte à la justice et à la liberté de culte. En évoquant le grand nombre de bars dans son arrondissement, elle interroge le sous-préfet sur son choix de réprimer les activités religieuses tout en fermant les yeux sur les réels nuisances causées par ces établissements. La question demeure : pourquoi ne pas agir contre ces bars qui perturbent la tranquillité de nombreux citoyens, notamment les enfants et les malades ?
Ce qu’il faut retenir
- Anne Féconde Noah dénonce la fermeture des églises au profit des bars bruyants.
- Elle appelle à une régulation des nuisances sonores plutôt qu'à des fermetures arbitraires.
- Noah souligne l'absence de réglementation sur le bruit au Cameroun.
- L'impact des bars sur la vie quotidienne des citoyens est largement ignoré.
Source : Actu Cameroun