Dix années se sont écoulées avant que le musicien burkinabè Tibila ne réapparaisse sur la scène artistique. Le 13 août 2026 à Ouagadougou, il a dévoilé « Bayiri » (Mère patrie), son second album, marquant ainsi un retour remarqué dans le paysage musical ouest-africain.
Cette nouvelle création réunit dix compositions tissant ensemble les héritages sonores ancestraux et les influences contemporaines. L'artiste, né le 1er janvier 1985 à Andemtenga dans le Kouritenga, a construit son univers musical en puisant aux sources traditionnelles tout en épousant les tendances actuelles. Son parcours, marqué par un apprentissage auprès du musicien Floby, montre comment l'immersion dans la culture populaire peut nourrir une carrière artistique.
« Bayiri » transpose en musique les préoccupations sociétales : l'amour, le pardon, la famille, le travail, la maternité. Des titres comme « Burkina Faso 2 » appellent à l'union citoyenne, tandis que « Suugri » promeut le pardon comme fondement du vivre-ensemble. Tibila affirme que ce projet dépasse le simple cadre artistique. Il constitue, selon lui, un plaidoyer pour la défense des valeurs identitaires et un appel à la paix dans une région traversée par des tensions. Après s'être produit en Côte d'Ivoire, au Togo et au Ghana, l'artiste entend désormais amplifier son influence sur les scènes continentales.
Ce qu’il faut retenir
- Après une décennie d'absence, Tibila dévoile un second album porteur de messages d'unité et de pardon.
- « Bayiri » fusionne musiques traditionnelles burkinabè et sonorités modernes en dix titres variés.
- L'artiste envisage d'étendre son rayonnement au-delà de l'Afrique de l'Ouest par ce nouvel opus.
Source : Burkina 24