Le Festival de la culture San a ouvert ses portes jeudi 28 mai au Palais Jean Pierre Guingané de Ouagadougou, réunissant autorités et citoyens autour d'un message fort : les patrimoines locaux ne sont pas des ornements folkloriques, mais des vecteurs essentiels de paix et de stabilité sociale.
Cette 6e édition, qui s'étend sur quatre jours, a vu défiler guerriers en parade, masques traditionnels et processions féminines en tenues ancestrales, transformant l'enceinte en carrefour vibrant d'arts et de couleurs. Urbain Toé, promoteur et président du comité d'organisation, a martelé que le festival remplit d'abord une mission pédagogique : préserver l'héritage transmis par les générations précédentes.
Les intervenants — dont le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo — ont tous insisté sur un point commun : face aux fragmentations actuelles, la transmission culturelle à la jeunesse devient un acte politique de première importance. Madame Cécile Bayé, représentante de la communauté Dafing, a rappelé que la paix véritable se construit « dans les cœurs et les esprits » par le respect mutuel et l'écoute, bien au-delà des seuls accords formels.
Au-delà des spectacles, le festival propose marchés artisanaux et découvertes culinaires locales, illustrant comment la culture irrigue aussi l'économie régionale.
Ce qu’il faut retenir
- Lancement d'une manifestation quadriennale célébrant identité et traditions du peuple San
- Autorités et leaders communautaires affirment le rôle fondamental de la culture dans la prévention des conflits
- Appel à la jeunesse pour s'approprier ses racines, clé d'un développement authentique et pérenne
Source : Burkina 24