Les inspections terrain menées par la Société nationale des Mines révèlent un déficit de conformité massif. Selon Serges Hervé Boyogueno, directeur général de l'institution, aucune des entreprises visitées n'a démontré sa capacité à respecter le seuil minimal de production fixé par le ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique.
Cette situation expose les failles d'une nouvelle réglementation censée encadrer le secteur. Le seuil de 5 kilogrammes minimum de production demeure flou dans son application concrète : les exploitants questionnent leur obligation de respecter ce quota lorsqu'ils fonctionnent à temps partiel, travaillant seulement 2, 10 ou 15 jours par mois selon leur calendrier. La Sonamines n'a pas encore tranché cette question cruciale.
Le défaut de conformité environnementale s'avère encore plus préoccupant. Parmi les entreprises contrôlées, aucune n'a présenté les documents obligatoires : étude d'impact environnemental, certificat de conformité, ou plan de gestion et de réhabilitation. Pourtant, la plupart ont versé la caution de 63 millions de francs CFA destinée à la restauration écologique. Deux sociétés visitées ont même cessé leur activité.
Ce qu’il faut retenir
- Zéro exploitant n'a respecté le quota minimum de 5 kg fixé par l'administration camerounaise lors des contrôles.
- Absence généralisée de documentation environnementale déposée auprès des autorités, malgré le versement des cautions obligatoires.
- Flou réglementaire sur l'application du seuil pour les entreprises fonctionnant en cycle réduit ou intermittent.
Source : Cameroon Tribune