La société civile camerounaise se dote d'outils collectifs pour anticiper et contenir les tensions électorales. Quinze organisations, réunies le 9 juin par l'initiative de Nouveaux Droits de l'Homme, ont jeté les fondations d'un dispositif de coordination visant à pacifier les scrutins à venir et à protéger les droits fondamentaux des citoyens.
Face aux turbulences qui secouent régulièrement les processus de vote au Cameroun, les acteurs associatifs ont décidé de peser collectivement sur la gestion des risques électoraux. L'atelier tenu à Yaoundé a permis d'identifier les principaux foyers de tension qui ont marqué la vie politique récente du pays et d'explorer les leviers de prévention disponibles.
Les participants, issus de cinq régions, ont été formés aux causes et symptômes des crises électorales, puis invités à simuler des réponses face à des scénarios concrets. Ces jeux de rôle ont facilité l'échange de savoir-faire entre organisations et la convergence de leurs stratégies d'action. À l'issue des travaux, un protocole d'entente a été adopté à l'unanimité pour structurer les efforts de surveillance, de prévention et d'intervention lors des élections de 2026.
Ce qu’il faut retenir
- Quinze organisations de la société civile adoptent un protocole commun de gestion des crises électorales en 2026.
- Les participants, réunis à Yaoundé, ont analysé les facteurs de tensions lors des précédents scrutins camerounais.
- Des simulations pratiques ont permis aux OSC de tester et harmoniser leurs approches de prévention.
- L'objectif : garantir des élections apaisées et protéger les droits humains lors des prochaines échéances.
Source : Journal du Cameroun