L'Union africaine réaffirme à Bujumbura que le continent ne peut prospérer sans garantir aux jeunes filles et aux femmes un accès équitable à l'éducation. Quarante pays, dont le Tchad, sont conviés à cette deuxième conférence panafricaine consacrée aux enjeux éducatifs spécifiques aux filles et femmes.
Violet Kakyomya, représentante résidente de l'ONU au Burundi, a rappelé jeudi que l'instruction féminine demeure à la fois une obligation fondamentale et un levier majeur de transformation sociale. Accorder à chaque jeune fille les mêmes possibilités de formation et d'épanouissement que ses pairs masculins constitue, selon elle, une condition sine qua non du progrès continental.
Le vice-président burundais Prosper Bazombanza a insisté sur le fait que l'éducation ouvre aux femmes les chemins vers le savoir, la dignité personnelle et l'autonomie économique. En dotant une fille d'une véritable instruction, a-t-il affirmé, on investit indirectement dans plusieurs générations futures. Au Burundi lui-même, les statistiques présentées par le ministre de l'Éducation nationale révèlent une réalité troublante : si les filles représentent un peu plus de la moitié des effectifs en préscolaire et enseignement fondamental, cette proportion s'érode aux niveaux supérieurs, chutant à environ 25% au cycle de baccalauréat.
Ce qu’il faut retenir
- Quarante pays africains réunis à Bujumbura pour repenser l'accès et l'équité éducatifs des filles
- Au Burundi, la scolarisation féminine décline dans l'enseignement supérieur, passant de 51% en fondamental à 25% au baccalauréat
- L'ONU et l'UA appellent à des investissements publics massifs pour transformer l'éducation des femmes africaines
Source : Tchad Infos