Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a récemment exprimé des préoccupations majeures concernant la légalité du décret présidentiel prolongeant le mandat des conseillers municipaux. Dans une déclaration faite le 3 juin 2026, il a affirmé que les conseillers élus en février 2020 verront leur mandat arriver à expiration le 31 mai 2026, entraînant une vacance juridique à partir du 1er juin. Cette position s’oppose directement à la décision présidentielle qui proroge leur mandat jusqu’au 28 février 2027.
Kamto souligne que cette prorogation va à l’encontre des principes constitutionnels et des règles établies par le Code général des collectivités territoriales décentralisées. Il a indiqué que la modification récente du Code électoral, qui a servi de base à cette prorogation, ne comporte pas de clause de rétroactivité, ce qui constitue une violation des droits démocratiques et une ingérence du pouvoir exécutif dans le processus électoral. En conséquence, il a annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel pour qu’il ordonne la convocation du corps électoral dans les plus brefs délais.
Cette situation soulève des questions sur la gestion des collectivités locales et sur la manière dont les institutions camerounaises respectent la loi. Les chefs des exécutifs communaux sont appelés à prendre conscience de cette vacance et à agir en conséquence, car toute décision prise après le 1er juin pourrait engager leur responsabilité.
Ce qu’il faut retenir
- Maurice Kamto déclare une vacance juridique des conseils municipaux à partir du 1er juin 2026.
- Le décret présidentiel prolongeant le mandat jusqu'au 28 février 2027 est contesté pour violation constitutionnelle.
- Kamto a saisi le Conseil constitutionnel pour ordonner des élections rapides.
- Les décisions prises après le 1er juin pourraient engager la responsabilité des élus locaux.
Source : Le Bled Parle