Crise anglophone : la première victime, Akum Julius, un étudiant

Le 8 décembre 2016, une manifestation étudiante à Bamenda a viré au drame. Akum Julius, 26 ans, est devenu le premier mort de la crise qui secoue depuis sept ans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Cet événement marque le début d'un conflit aux lourdes conséquences.

Ce jour-là, la tension était palpable dans les rues de Bamenda. Des étudiants et des jeunes désœuvrés protestaient contre le pouvoir central de Yaoundé. Les forces de l'ordre, déployées sur les barricades, ont fini par ouvrir le feu. Un gendarme a tiré à bout portant sur Akum Julius, un étudiant en génie de production animale.

La balle, d'un calibre 7,62 mm, a été fatale. Le jeune homme, dont le corps mutilé a été exposé par ses camarades en colère, est devenu un symbole de la répression. Cet acte a déclenché une réaction de violence, les manifestants retournant chez eux pour s'armer de fusils de chasse et de machettes, prêts à en découdre avec les forces de sécurité.

Cet affrontement a marqué le début de la crise anglophone, qui a depuis entraîné la mort de près de 5 000 personnes, civils et militaires confondus. La vie dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n'a plus jamais été la même.

Ce qu’il faut retenir

  • Akum Julius, 26 ans, est la première victime identifiée du conflit anglophone, tué le 8 décembre 2016 à Bamenda.
  • La mort de l'étudiant est survenue lors d'une manifestation étudiante réprimée par les forces de l'ordre.
  • Cet événement a marqué le point de départ d'un conflit armé sévère dans les régions anglophones du Cameroun.
  • Le conflit a causé près de 5 000 décès en sept ans.

Source : Le Bled Parle

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