Le gouvernement congolais a validé mardi à Oyo une révision majeure de son budget de fonctionnement. Cette rectification financière traduit la volonté de l'exécutif d'aligner les dépenses publiques sur les conditions économiques actuelles et les priorités nationales identifiées.
Les nouvelles prévisions de recettes atteignent désormais 2.778 milliards de francs CFA, en hausse de plus de 227 milliards par rapport aux estimations initiales. Les engagements de dépenses augmentent parallèlement pour s'établir à 2.561 milliards, dépassant de 240 milliards les chiffres adoptés en début d'année. Malgré cette augmentation, un excédent budgétaire de 217 milliards devrait permettre de compenser les déficits de trésorerie anticipés.
Le ministre Christian Yoka a présenté un cadre budgétaire pluriannuel 2027-2029 fondé sur une accélération progressive de l'activité économique. Les secteurs pétrolier et non pétrolier devraient contribuer à une amélioration des recettes : 2.971 milliards en 2027, 3.060 milliards en 2028, et 3.190 milliards en 2029. Le gouvernement mise sur une meilleure collecte des impôts, une maîtrise des dépenses et une réduction du fardeau de la dette.
L'exécution du budget 2025 montre des résultats encourageants. Les revenus fiscaux ont bien résisté tandis que les investissements publics ont atteint 67 % des objectifs, marquant une progression de 14 % en glissement annuel. Au premier trimestre 2026, cette dynamique s'accélère avec 71 milliards déjà consommés en dépenses d'équipement. Le Chef de l'État a également insisté sur la nécessité de réviser le calcul du PIB en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, pour mieux valoriser l'ensemble des richesses produites localement.
Ce qu’il faut retenir
- Recettes réévaluées à 2.778 milliards FCFA, dépenses à 2.561 milliards pour 2026.
- Excédent budgétaire de 217 milliards destiné à éponger les déficits de trésorerie.
- Projections 2027-2029 tablent sur une croissance soutenue par les activités pétrolières et diversifiées.
- Investissements publics en hausse de 14 % en 2025 ; 71 milliards engagés au premier trimestre 2026.
Source : Les Echos du Congo