Fin décembre 2025, la République centrafricaine a été le théâtre d'une élection controversée, qualifiée de 'coup d'État électoral' par des opposants. L'organisation simultanée de plusieurs scrutins (présidentielle, législatives, régionales et communales) visait, selon des critiques, à semer la confusion et à masquer d'éventuelles fraudes.
L'opposition, majoritairement regroupée au sein du BRDC, avait appelé au boycott, dénonçant l'absence de conditions minimales pour un scrutin crédible. Des candidats auraient vu leurs dossiers rejetés pour des motifs jugés arbitraires, et certains auraient même fait l'objet d'intimidation.
Le point le plus sidérant concerne la rapidité avec laquelle les résultats ont été proclamés. Alors que la centralisation des données prend habituellement plusieurs semaines en raison des contraintes logistiques, l'Autorité Nationale des Élections (ANE) a annoncé les résultats définitifs en moins d'une semaine après le scrutin. Cette célérité a surpris même les observateurs aguerris.
Fidèle Gouandjika, conseiller à la présidence, a apporté une explication qui a soulevé un tollé. Il a suggéré que l'ANE n'était pas obligée d'attendre la totalité des procès-verbaux pour proclamer des résultats, se basant sur des tendances partielles. Cette déclaration suggère une interprétation souple des règles électorales, où la proclamation pourrait reposer sur des estimations plutôt que sur un décompte exhaustif et vérifié.
Ce qu’il faut retenir
- Des élections groupées en décembre 2025 ont été dénoncées comme une manipulation par l'opposition.
- La rapidité de proclamation des résultats, avant même la réception de tous les PV, a suscité l'étonnement.
- Un conseiller présidentiel a justifié cette procédure par la possibilité de proclamer des résultats basés sur des tendances partielles.
- Cette interprétation des règles électorales questionne la fiabilité du processus démocratique.
Source : Corbeau News Centrafrique