Qualifiée au Maroc grâce à l'élargissement du tournoi après son élimination face à l'Algérie, la sélection camerounaise des Lionnes Indomptables n'entre pas dans les faveurs des pronostics. Pourtant, son passif continental et l'arrivée de Valentine Nguele à la tête du projet techniques offrent des raisons de croire à une compétition surprenante.
La nomination de l'ancienne coach du FC Ebolowa Filles, intervenue le 13 juin, marque un tournant pour la fédération. Forte d'une expérience de seize matchs sans revers en championnat national, Nguele arrive avec la responsabilité de bâtir rapidement des automatismes et d'imposer une identité tactique. C'est l'un des principaux défis : passer du succès en club à l'exigence internationale en quelques semaines seulement.
Le legs historique du Cameroun ne doit pas être sous-estimé. Trois fois finaliste d'une CAN féminine, le pays fait partie des puissances établies du football féminin africain. Cette expérience des grandes compétitions et cette capacité à évoluer sous tension constituent un atout face à des équipes moins rodées aux phases finales. Associées à l'émergence d'une nouvelle génération incarnée par Naomi Eto, les Lionnes disposent d'un équilibre potentiellement redoutable.
Le Cameroun devra cependant compter avec une concurrence de très haut calibre : le Nigeria reste incontournable, le Maroc bénéficie de l'avantage du terrain, l'Afrique du Sud défend son titre, tandis que la Zambie et le Ghana ne sont jamais à négliger. Dans ce contexte exigeant, les objectifs réalistes restent les phases préliminaires, même si un parcours en surprise ne relève pas de l'impossible.
Ce qu’il faut retenir
- Repêchées après élimination en qualifications, les Lionnes comptent sur leur héritage de trois finales pour surprendre au Maroc.
- Valentine Nguele, nouvelle entraîneure, doit construire rapidement son projet avec une jeune garde menée par Naomi Eto.
- Nigeria, Maroc et Afrique du Sud restent les favoris ; Cameroun aspire à franchir les premières étapes avant viser plus haut.
- L'équilibre entre expérience des cadres et potentiel de la nouvelle génération sera déterminant pour les ambitions camerounaises.
Source : Actu Cameroun