Cameroun : un universitaire dénonce une élite « nocive » et la « peur du changement »

L'universitaire Richard Makon dresse un portrait sévère de la gouvernance au Cameroun dans une récente tribune. Il y analyse les mécanismes qui maintiennent les régimes autoritaires, pointant du doigt la résignation des populations et une élite jugée particulièrement néfaste.

Dans son texte intitulé "La peur du changement", Richard Makon s'appuie sur des concepts comme la servitude volontaire pour expliquer comment les pouvoirs en place perdurent, même face aux difficultés économiques et sociales. Il soutient que ceux qui s'accrochent le plus au pouvoir ne sont pas forcément les principaux bénéficiaires, mais plutôt une minorité de profiteurs, tandis que les plus démunis se retrouvent à défendre le système qui les maintient dans la précarité.

Cette situation s'expliquerait par une forme de fatalisme collectif, où la peur de l'inconnu pousse les citoyens à préférer un dirigeant familier, même oppressif, à un changement incertain. L'universitaire reconnaît que toute rupture comporte des risques, mais insiste sur le fait que le progrès historique est souvent le résultat de la prise de risque et de la volonté de transformer l'ordre établi.

En conclusion, Makon pointe directement du doigt la gestion du pays, qu'il qualifie d'être confiée à "l'élite la plus nocive du monde", responsable selon lui de l'appauvrissement croissant du Cameroun.

Ce qu’il faut retenir

  • Un universitaire camerounais critique la gouvernance actuelle, la qualifiant d'"élite la plus nocive".
  • Il analyse la "peur du changement" comme un frein aux transformations sociales et politiques.
  • Makon dénonce la résignation des populations face à un système qui les maintient dans la précarité.
  • Le risque de la rupture est nécessaire pour le progrès, selon l'auteur.

Source : Le Bled Parle

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