Initialement prévu pour se clore fin mai, le quatrième recensement général de la population et de l'habitat au Cameroun a été prolongé jusqu'au 31 juillet 2026. Cette décision du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, intervient dans un contexte marqué par des retards de paiement des agents recenseurs, des refus de participation de certaines populations et des inquiétudes quant à la fiabilité des données collectées.
L'opération, la première depuis 2005, rencontre des obstacles majeurs qui pourraient compromettre son objectif principal : fournir une photographie démographique précise du pays. Les agents de terrain, dont la rémunération est conditionnée par la tâche accomplie, expriment leur mécontentement face aux retards de paiement, certains ayant déjà cessé leur travail. Cette situation soulève des doutes sur la capacité à achever le recensement dans les délais impartis et sur la couverture effective du territoire.
Au-delà des difficultés logistiques et financières, le processus est également confronté à des résistances locales. Des rumeurs et une méfiance généralisée envers l'administration poussent une partie de la population à refuser de répondre aux enquêteurs. De plus, des témoignages non officiels font état d'agressions subies par certains agents, ajoutant une dimension de risque à leur mission. La fiabilité des chiffres, déjà mise à mal par ces problèmes, est désormais au cœur des préoccupations.
Ce qu’il faut retenir
- Le recensement général camerounais, censé se terminer fin mai, est prolongé jusqu'au 31 juillet 2026.
- Des retards de paiement des agents et des résistances locales fragilisent la collecte des données.
- La fiabilité des statistiques futures est remise en question par ces difficultés sur le terrain.
- Cette opération est cruciale pour la planification publique et la répartition des ressources nationales.
Source : Camer.be