L'Office national de sécurité routière burkinabè intensifie son combat contre les accidents qui déciment les populations. Une conférence régionale tenue à Dédougou le 16 juillet 2026 marque le lancement d'une campagne d'envergure dans le Bankui et les zones adjacentes.
Les statistiques qui ressortent de cette mobilisation font froid dans le dos : en 2025, le Burkina Faso a comptabilisé près de 20 000 sinistres routiers provoquant plus de 1 000 morts et 15 000 blessés. Dans la seule région du Bankui, 685 accidents ont ôté la vie à 70 personnes et en ont grièvement endommagé 615 autres. Ces chiffres reflètent une tendance qui s'aggrave : 906 décès en 2023, 1 068 en 2024.
Sous le thème « Quel modèle de citoyen pour notre société dans la circulation routière ? », les autorités, forces de sécurité, chefs religieux et leaders communautaires se mobilisent autour d'une conviction partagée : les accidents ne sont jamais des fatalités, mais des conséquences de comportements évitables. L'excès de vitesse, la conduite en état d'ébriété, le non-port d'équipements de protection et l'inattention au volant restent les principaux vecteurs de ces drames.
Le commissaire Edouard Ouédraogo, chef d'antenne Ouest de l'ONASER, a rappelé que la sécurité routière dépasse la seule responsabilité de l'État : elle implique chaque usager de la route, du piéton au conducteur professionnel. L'institution poursuivra ses actions de sensibilisation de proximité dans les mois à venir.
Ce qu’il faut retenir
- Près de 20 000 accidents en 2025 au Burkina, générant 1 008 décès et 15 220 blessés selon les données officielles.
- L'ONASER déploie une campagne régionale visant à transformer les comportements des citoyens sur les routes.
- Vitesse excessive, alcool au volant et non-port de protections figurent parmi les causes majeures identifiées.
- Les autorités et acteurs locaux s'engagent à faire de la sécurité routière une responsabilité collective et partagée.
Source : Burkina 24