Le centre de santé de Békamba, établi depuis quarante-trois ans au cœur du Mandoul, accède au statut de district sanitaire depuis quatre mois. Cette évolution intervient alors que la structure intensifie ses efforts pour offrir une prise en charge plus complète aux populations des villages alentour, confrontées à des obstacles d'accès aux soins liés à la géographie difficile de la région.
Directrice de ce nouvel établissement, Dolorès Yantar Yémingaye témoigne d'une volonté de dépasser les limites historiques de la structure. Grâce à l'arrivée récente d'un médecin-chef de district, le spectre des pathologies traitées s'est élargi au-delà des affections aigües courantes. Paludisme grave, VIH, diabète et hypertension artérielle figurent désormais parmi les maladies pris en charge localement, limitant les transferts vers l'hôpital provincial de Koumra.
Cependant, cette montée en puissance dépend largement de l'implication des populations elles-mêmes. Dolorès Yantar Yémingaye en appelle à la responsabilité collective : consultation précoce dès l'apparition de symptômes, adoption de la prévention du paludisme par l'usage de moustiquaires imprégnées. Une stratégie préventive que la région, comme l'ensemble de la zone CEMAC, ne peut se permettre de négliger.
Ce qu’il faut retenir
- Un centre créé en 1981 accède au statut de district sanitaire après quatre décennies d'exercice dans le Mandoul
- La présence du médecin-chef permet désormais une prise en charge locale des pathologies chroniques et graves
- La responsable plaide pour une consultation immédiate et l'utilisation de protections contre les vecteurs de maladies
Source : Tchad Infos