Le capitaine Effoudou Awussy Kenneth Donald, ancien responsable des renseignements à la présidence camerounaise, a brisé le silence après son départ du pays. Accusé de désertion et lié à l'affaire « Pat Diamand », il conteste les motifs de son exil, affirmant avoir fui des menaces sur sa vie.
Selon ses déclarations, ces menaces auraient surgi après qu'il ait remis un rapport sensible au chef de l'État, portant sur un individu soupçonné de préparer un coup d'État. Effoudou accuse même Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence, d'intervenir pour libérer cet individu, qui aurait été arrêté avec des armes. Bien que ces allégations soient graves, aucune preuve tangible n'a encore été présentée pour soutenir ses dires, et Ngoh Ngoh n'a pas réagi à ces accusations.
L'ancien officier s'attaque également à des membres de la Gendarmerie nationale, les impliquant dans des activités criminelles, notamment le trafic de drogue et le racket. Ces témoignages, bien que choquants, n'ont pas été vérifiés par les autorités compétentes.
Dans un tournant inattendu, Effoudou annonce qu'il révélera sous peu le nom du commanditaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, un dossier qui suscite encore de vives réactions au Cameroun. Ses déclarations, émises depuis l'étranger, pourraient avoir un impact significatif sur la perception de la corruption et de l'impunité dans le pays.
Ce qu’il faut retenir
- L'ancien chef des renseignements conteste avoir fui pour désertion, évoquant des menaces sur sa vie.
- Effoudou accuse un haut responsable d'avoir permis la libération d'un suspect d'un coup d'État.
- De graves allégations de trafic de drogue visent certains membres de la Gendarmerie nationale.
- Il promet de révéler l'identité du commanditaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo.
Source : Le Bled Parle