Au Cameroun, des patients continuent de se tourner vers des praticiens non agréés malgré les risques sanitaires et juridiques majeurs. Un médecin camerounais décrypte les raisons de cette dérive et propose des solutions pour restaurer la confiance envers le système de santé public.
Le phénomène s'explique largement par les difficultés économiques et une perception erronée des coûts hospitaliers. Beaucoup de citoyens ignorent que les tarifs des établissements publics et confessionnels demeurent accessibles comparés à la médecine parallèle, qui joue sur la confiance tout en pratiquant des prix gonflés pour des médicaments non certifiés.
Les conséquences sont graves: décès, séquelles irréversibles, et responsabilité pénale pour les prestataires. Le cadre légal camerounais punit déjà l'exercice illégal et les homicides involontaires. Pour inverser cette tendance dangereuse, il faut améliorer l'accueil dans les hôpitaux publics, renforcer la formation du personnel et restaurer une image positive de la santé officielle.
Ce qu’il faut retenir
- Les patients optent pour la clandestinité par manque d'information sur les tarifs réels des hôpitaux publics camerounais.
- Les praticiens illégaux encourent des poursuites pénales, civiles et administratives en vertu du Code pénal camerounais.
- Les soins non régulés peuvent causer des dommages corporels permanents ou fatals, coûtant plus chers que la médecine légitime.
- Améliorer l'accueil et les conditions d'hospitalisation reste essentiel pour regagner la confiance des usagers.
Source : Cameroon Tribune