Les autorités du Batha-Ouest intensifient leur mobilisation pour éradiquer les médicaments illicites qui menacent la santé dans la région. Lors d'une réunion du comité de pilotage du district sanitaire d'Ati, le 23 juillet, le préfet Hissein Palet Baimokréo a tracé une feuille de route exigeante pour protéger les populations, notamment les enfants, des pratiques à risque.
Cette croisade s'inscrit dans un contexte sanitaire préoccupant, où les « docteurs Choukou » — vendeurs ambulants de médicaments de provenance douteuse — prospèrent sans contrôle. Le préfet a ordonné aux établissements de santé du district de centraliser leurs achats auprès de la Pharmacie provinciale d'Approvisionnement, seule garante de traçabilité et de qualité.
Beyond les circuits informels, le préfet a aussi pointé du doigt les croyances traditionnelles qui mettent les enfants en péril. Il a dénoncé en particulier le mélange d'arachides et de tamarin que certaines mères administrent à leurs enfants, pensant reproduire les effets du Plumpy'Nut, aliment thérapeutique reconnu. Cette confusion dangereuse révèle le déficit d'information dans les communautés.
Les directeurs de centres de santé doivent désormais veiller scrupuleusement au contrôle des dates d'expiration et au professionnalisme dans la distribution. Au-delà des directives, c'est une nouvelle responsabilité collective que le préfet imprime à la chaîne de santé du Batha-Ouest.
Ce qu’il faut retenir
- Approvisionnement obligatoire via la PPA pour garantir la qualité pharmaceutique dans les structures
- Campagne de sensibilisation contre les médicaments clandestins et les vendeurs non agréés
- Vigilance requise : certaines pratiques familiales font courir des risques graves aux enfants
- Vérification systématique des dates limite d'utilisation dans tous les centres de santé
Source : Tchad Infos