Dans la nuit du 5 au 6 juillet, Bafang a connu une véritable razzia. Une vingtaine de compteurs d'eau ont disparu simultanément dans plusieurs quartiers de la ville du Cameroun, laissant des centaines de ménages sans accès au précieux liquide. Un phénomène qui s'inscrit dans une tendance alarmante et révèle l'ampleur croissante du problème de sécurité autour des infrastructures publiques.
Les conséquences dépassent le simple vol de matériel. Les familles touchées se retrouvent non seulement privées d'eau courante, mais aussi confrontées à des dépenses imprévisibles pour la réinstallation des équipements et les frais de remise en service. Dans un contexte où le pouvoir d'achat stagne et où les prix des biens de consommation grimpent, ces charges supplémentaires deviennent insurmontables pour beaucoup.
Cette crise intervient dans un contexte déjà fragile : Bafang souffrait déjà de coupures répétées et de dysfonctionnements chroniques du réseau d'approvisionnement en eau. L'addition de ces vols organisés à la défaillance des services existants crée une double peine pour les populations. Les habitants implorent désormais une riposte coordonnée associant l'administration locale, la Camwater et les forces de l'ordre, demandant l'identification rapide des responsables et la sécurisation accrue des installations.
Ce qu’il faut retenir
- Une vingtaine de compteurs subtilisés simultanément dans plusieurs zones résidentielles de Bafang
- Les ménages affectés doivent payer le remplacement des équipements dans un contexte de cherté de la vie
- Les vols s'ajoutent aux coupures d'eau chroniques et aux défaillances du système de distribution
- Les citoyens appellent à davantage de vigilance et à une action judiciaire rapide contre les auteurs
Source : Le Bled Parle