Jérusalem a décidé de suspendre tous ses échanges institutionnels avec le bureau du secrétaire général Antonio Guterres, selon une annonce officielle transmise le 28 mai 2026 par son ambassadeur aux Nations unies, Danny Danon. Cette rupture diplomatique intervient après l'inscription du chef de l'exécutif onusien sur un registre compilant les auteurs présumés de crimes sexuels dans les zones de conflits armés.
Dans une déclaration tranchante, le représentant d'Israël a déclaré « nous cessons toute collaboration avec ce secrétaire général », gelant de facto tout dialogue jusqu'au 31 décembre 2026, date fixée pour la fin du mandat de Guterres. Le ministère des Affaires étrangères de Jérusalem a qualifié cette décision onusienne de « honteuse et absurde », affirmant que l'organisation internationale cède à une politisation systématique et cible particulièrement l'État hébreu.
Les autorités israéliennes contestent formellement ces accusations, arguments selon lesquels elles seraient partiales et injustes. Elles soutiennent avoir proposé à l'ONU de dépêcher sur place des vérificateurs indépendants, un appel que Guterres et ses services n'auraient pas entendu. Parallèlement, le porte-parole onusien Stéphane Dujarric a indiqué que le dialogue demeurait possible, appelant à la préservation des canaux de communication.
Ce qu’il faut retenir
- Israël fige tous ses échanges avec le secrétaire général jusqu'au terme de son mandat en décembre.
- L'inscription de Guterres à une liste d'auteurs présumés de violences sexuelles provoque cette rupture.
- Le gouvernement de Jérusalem dénonce une politisation de l'ONU et une discrimination envers Israël.
- L'ONU réaffirme sa disponibilité au dialogue malgré cette crise diplomatique majeure.
Source : Burkina 24