Le président du MLPC, Martin Ziguélé, a rompu le silence lors d'une réunion du bureau politique de son mouvement. Il a violemment critiqué les dissidents Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, les accusant d'être des « mercenaires politiques » au service du régime de Faustin-Archange Touadéra.
L'ancien Premier ministre s'appuie sur le cadre statutaire du MLPC, créé en 1979, pour justifier la légitimité de sa direction actuelle. Selon lui, les contestations relatives à l'expiration du mandat de son bureau relèvent d'une « escroquerie intellectuelle ». Il souligne que l'article 24 des statuts du parti établit clairement les règles de fonctionnement des instances, et que les intervalles entre congrès ordinaires ont toujours été variables sans remettre en cause la légitimité de la gouvernance.
Ziguélé affirme que la crise interne du MLPC a été volontairement provoquée par le pouvoir central après le refus de son parti de participer au Dialogue républicain suivant les élections de 2021. Il accuse directement le chef de l'État d'avoir financé les dissidents pour déstabiliser l'organisation d'opposition, tout en contestant la validité des structures rivales émergentes comme le MLPC CO. Pour l'homme d'État centrafricain, ses opposants internes contredisent la mission fondamentale d'une formation politique : proposer une alternative crédible aux citoyens.
Ce qu’il faut retenir
- Ziguélé invoque les statuts du MLPC pour légitimer son leadership face aux contestataires internes du mouvement.
- L'ancien ministre accuse le président Touadéra de financer les dissidents pour fragmenter son organisation politique.
- Les dissidents sont qualifiés de « mercenaires » incompatibles avec le rôle d'une force d'opposition responsable.
- Un procès contre les dissidents serait entravé par les autorités centrales depuis plus de deux ans.
Source : Corbeau News Centrafrique