Alors que le président Hakainde Hichilema a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle zambienne, l'opposition menée par Brian Mundubile annonce saisir la justice. Cette démarche intervient dans un contexte de vives tensions, marqué par des allégations d'irrégularités et un regain de violence.
La Commission Électorale zambienne a officialisé la victoire de Hichilema le 18 août, lui attribuant environ 60% des suffrages exprimés, contre près de 38% pour son rival Mundubile. Ce dernier, sous la bannière du Parti de la Réconciliation Nationale pour l'Unité et la Prospérité (NRPUP), dénonce des "irrégularités graves, des incohérences et des circonstances suspectes" entourant le processus électoral, de la collecte des bulletins à la proclamation des résultats.
Des observateurs internationaux avaient déjà soulevé des inquiétudes quant à la transparence du scrutin. Si le jour du vote s'est déroulé dans le calme, des partis d'opposition ont rapporté des intimidations et des restrictions. La phase de dépouillement a également été émaillée d'incidents, avec une suspension du comptage pendant plusieurs heures suite à des allégations d'attaques contre des agents et de vols de bulletins.
La procédure constitutionnelle prévoit un délai de sept jours pour contester la décision devant la Cour Constitutionnelle, qui dispose ensuite de 14 jours pour trancher. Une telle procédure pourrait retarder la cérémonie d'investiture du président élu et, en cas d'annulation, entraînerait l'organisation de nouvelles élections.
Ce qu’il faut retenir
- L'opposant Brian Mundubile conteste la victoire d'Hakainde Hichilema à la présidentielle zambienne.
- Des irrégularités et des incohérences dans le déroulement et le dépouillement du scrutin sont dénoncées.
- La procédure judiciaire pourrait retarder l'investiture du président élu.
- Un climat de violence et des arrestations ont éclaté après le vote.
Source : The Africa Report