La province de la Tandjilé intensifie sa riposte face au ver de Guinée, une parasitose qui continue de sévir malgré les efforts déployés. Une rencontre d'envergure s'est tenue jeudi 20 août 2026 à Laï, réunissant l'ensemble des acteurs impliqués dans cette lutte sanitaire capitale pour la région.
Le Dr Nene Ehmir Torna, délégué général du gouvernement auprès de la province, a souligné que la Tandjilé figure parmi les zones les plus affectées du Tchad. Si les campagnes d'éradication ont progressé, des foyers infectieux persistent en 2026, notamment dans les districts de Laï, Béré, Kolon et Kélo. Cette situation exige une accélération des mesures préventives et une meilleure surveillance épidémiologique.
Le Dr Tchingdebeu Wakou, coordonnateur national du programme, a rappelé la gravité de cette maladie parasitaire et recommandé aux ménages de limiter le nombre de chiens à un ou deux par foyer. Les défis demeurent substantiels : prolifération de chiens et chats errants, mouvements transfrontaliers d'animaux, non-respect des mesures de confinement et gestion inadéquate des résidus aquatiques. Face à cette complexité, les autorités affirment que l'éradication relève d'une responsabilité collective impliquant tous les niveaux de la société civile, les forces de sécurité et les partenaires techniques.
Ce qu’il faut retenir
- La Tandjilé compte parmi les provinces tchadiennes les plus frappées par le ver de Guinée en 2025-2026.
- Quatre districts sanitaires enregistrent encore des infections : Laï, Béré, Kolon et Kélo.
- Limiter les chiens à un ou deux par ménage et renforcer la surveillance constituent des axes prioritaires.
- La lutte nécessite l'implication coordonnée des autorités, secteur santé, forces de sécurité et communautés locales.
Source : Tchad Infos