Accra monte au créneau face aux violences répétées visant les étrangers en Afrique du Sud. Le président ghanéen John Mahama a sollicité l'Union africaine pour traiter cette crise, tandis que des citoyens ghanéens ont porté l'affaire devant la Cour pénale internationale.
Ces actes xénophobes, qui ont conduit au déplacement de plus de 160 000 étrangers ces derniers mois, jettent une ombre sur la solidarité continentale. Le Ghana dénonce une réaction jugée insuffisante des autorités sud-africaines, appelant à une action concertée pour endiguer ce phénomène qui menace l'intégration africaine.
La démarche diplomatique s'accompagne d'une action judiciaire. Deux ressortissants ghanéens ont déposé une plainte auprès de la CPI, accusant Pretoria de négligence dans la protection des étrangers. Une initiative qualifiée d'« opportuniste » par l'Afrique du Sud, qui affirme disposer de lois pour sanctionner ces crimes, mais qui soulève la question de la crédibilité de sa propre justice dans cette affaire.
Ce qu’il faut retenir
- Le Ghana demande à l'Union Africaine d'inscrire les violences xénophobes à son ordre du jour.
- Deux Ghanéens ont saisi la Cour Pénale Internationale pour enquêter sur ces attaques.
- Plus de 160 000 étrangers ont fui l'Afrique du Sud suite à ces violences.
- Accra critique la réponse des autorités sud-africaines face à ces actes.
Source : Gabon Actu