Le Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET) lance un appel aux autorités pour obtenir la grâce de son président, Djimoudouel Faustin, actuellement incarcéré à Klessoum. Dans un communiqué du 5 septembre, l'organisation reconnait les efforts du ministre de l'Éducation nationale, le Dr Mahamat Ahmad Alhabo, en matière de lutte contre la corruption dans le secteur éducatif et de restructuration du système scolaire.
Cependant, le SIET soulève une contradiction qu'il juge majeure : les combats menés par le ministre pour assainir l'administration scolaire et combattre les réseaux criminels s'aligneraient parfaitement avec ceux que défendait Djimoudouel Faustin avant son incarcération. Selon le secrétaire général du syndicat, Ningar David, le chef syndical aurait été emprisonné pour avoir simplement réclamé une amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants tchadiens.
L'organisation syndicale affirme que la présence de son président en prison constitue un obstacle au renouveau de l'école tchadienne. Elle formule donc une demande formelle aux instances gouvernementales compétentes : faire preuve de magnanimité en ordonnant sa libération. Cette requête intervient alors que Djimoudouel Faustin a été condamné à douze mois de détention ferme et au versement d'une amende de 25 000 francs CFA.
Ce qu’il faut retenir
- Le SIET demande au gouvernement la libération de son président Djimoudouel Faustin, détenu à Klessoum depuis sa condamnation
- Le syndicat reconnait les réformes du ministre de l'Éducation contre la corruption, mais dénonce l'emprisonnement de son leader pour les mêmes combats
- Djimoudouel Faustin a été condamné à 12 mois de prison ferme et 25 000 F CFA d'amende pour avoir défendu les droits des enseignants
Source : Tchad Infos