Le musicien congolais Carlyto Lassa, auteur du tube intemporel « Makolo ya Masiya », s'est éteint le 31 août 2026 à Cincinnati, aux États-Unis, à l'âge de 65 ans. Selon plusieurs sources, une défaillance cardiaque l'a emporté alors qu'il participait à une action d'évangélisation. Cette disparition marque la fin d'une trajectoire artistique singulière, depuis les grands orchestres de Kinshasa jusqu'aux églises du monde entier.
Né Charles Ndombasi Lassa en 1961 dans le Kongo-Central, l'artiste a d'abord exercé le métier de tailleur avant que sa voix remarquable ne l'oriente vers la scène musicale. À la fin des années 1970, il côtoie les figures majeures de la rumba et se fait connaître aux côtés du TP OK Jazz, institution incontournable du Congo-Kinshasa. En 1986, il rallie Choc Stars, puis se lance en carrière solo dans les années 1990.
Au Gabon comme dans toute l'Afrique centrale, « Makolo ya Masiya » —sortie en 1996— demeure gravée dans les mémoires collectives. Ce classique a traversé les générations, présent lors des célébrations familiales, des fêtes, transformé en héritage musical transmis de parents à enfants. Le morceau incarne bien plus qu'une simple chanson : c'est un lien temporel, un pont entre les décennies.
Mais au milieu des années 1990, Carlyto Lassa opère un virage décisif. Sa conversion religieuse le détourne progressivement de la musique de divertissement pour le mettre au service de la foi. Il devient alors chanteur gospel, puis évangéliste et pasteur missionnaire, poursuivant cette mission spirituelle jusqu'à ses derniers jours, en Amérique du Nord comme en Afrique.
Ce qu’il faut retenir
- Carlyto Lassa, compositeur du classique « Makolo ya Masiya » (1996), meurt à 65 ans à Cincinnati d'une crise cardiaque.
- Issu de la formation du TP OK Jazz puis de Choc Stars, il devient une figure majeure de la rumba congolaise avant 1990.
- Après sa conversion religieuse, l'artiste abandonne la scène profane pour se consacrer à l'évangélisation et au ministère pastoral.
- Son chef-d'œuvre demeure un incontournable dans les foyers du Gabon et d'Afrique centrale, symbole d'une époque révolue.
Source : Gabon Actu