N'Djamena durcit les règles du jeu économique. Après une opération coup de poing qui a permis aux forces de sécurité de saisir un important arsenal d'armes illégales dans plusieurs quartiers de la capitale le 15 août dernier, le ministre du Commerce et de l'Industrie a publié un rappel à l'ordre sans équivoque : certains domaines demeurent l'apanage exclusif de l'État.
Mathieu Guibolo Fanga a clarifié la situation lors d'un communiqué rendu public le 20 août 2026. Les entreprises privées ne peuvent en aucun cas intervenir dans des secteurs touchant à la défense, l'industrie militaire ou la sécurité. Cette mise au point survient après la découverte, quelques jours auparavant, de 6 fusils, 5 pistolets automatiques, 2 armes de fabrication locale et plus de 360 cartouches entreposées clandestinement en divers quartiers.
Mais le message gouvernemental dépasse largement la seule question sécuritaire. Outre la défense nationale, l'exécutif tchadien entend affirmer que l'enregistrement commercial ne suffit jamais à autoriser une activité réglementée. La gestion foncière, la collecte des impôts, l'exercice de la puissance publique ou les fonctions judiciaires restent des prérogatives strictement étatiques. Une clarification qui intervient alors que N'Djamena s'efforce de combattre la spéculation immobilière et d'assainir l'administration des terres urbaines.
Ce qu’il faut retenir
- Opération de police à N'Djamena : saisie d'un arsenal clandestin comprenant 13 armes de poing et fusils, ainsi que munitions et contrebande
- Le gouvernement réaffirme que défense, sécurité, collecte fiscale et justice demeurent des monopoles d'État impossibles à exercer par des privés
- Ministère du Commerce précise que l'immatriculation commerciale ne vaut pas autorisation pour les activités soumises à des titres administratifs préalables
Source : EcoMatin