Touadéra redoute les fuites médiatiques lors de la formation parlementaire

La mise en place de la huitième législature de l'Assemblée nationale centrafricaine a révélé les mécanismes de pouvoir à Bangui, particulièrement lors de deux réunions stratégiques organisées à l'hôtel Ledger Plazza. La première séance, consacrée à l'élection du président de l'assemblée nationale, s'est déroulée sans incident majeur, aboutissant à la reconduction de Simplice Mathieu Sarandji et à l'écartement d'Évariste Ngamana.

La seconde réunion a marqué un tournant radical. Le chef de l'État a exigé l'expulsion des représentants des partis alliés, réservant la salle aux seuls membres du Mouvement Cœurs Unis. Une liste nominative détaillant la répartition des postes clés devait être distribuée aux parlementaires. Cependant, une vive inquiétude s'est emparée du dirigeant : craignant une divulgation immédiate par des organes de presse indépendants, il a ordonné l'interruption de la distribution et la confiscation des documents déjà remis.

Cette réaction, dirigée explicitement contre les risques de publication par Corbeau News Centrafrique et les interventions de l'activiste Kerembessé sur les réseaux sociaux, contraste fortement avec les déclarations antérieures selon lesquelles on ne gouvernerait pas un État par Internet. Cette attitude révèle une tension entre le discours officiel et la pratique gouvernementale face au pouvoir croissant de la critique numérique en Afrique centrale.

Ce qu’il faut retenir

  • Touadéra craint les fuites médiatiques lors du processus législatif et confisque les documents
  • Le chef d'État ordonne l'expulsion des alliés politiques pour concentrer le pouvoir décisionnel
  • La peur de Corbeau News et des activistes montre l'influence réelle des médias numériques en RCA

Source : Corbeau News Centrafrique

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