Le ministère tchadien de la Justice organise du 14 au 16 juillet 2026 à Bakara un atelier stratégique dédié au Protocole additionnel à la Charte africaine relatif à la santé de la reproduction. Cette initiative vise à lever les obstacles qui freinent depuis plus de deux décennies l'adhésion formelle du Tchad à cet instrument continental clé de protection des droits féminins.
En Afrique centrale, où les défis sanitaires maternels demeurent aigus dans la majorité des États de la région, la ratification de ce protocole représente un levier juridique fondamental. Le texte, adopté au début des années 2000, garantit 32 droits essentiels aux femmes : dignité, accès à la santé, éducation, participation politique, et protection contre les violences et pratiques traditionnelles nuisibles.
La rencontre mobilise des représentants institutionnels pour clarifier les enjeux, harmoniser les priorités nationales et formuler un plan d'action concret. Mahamat Saleh Ben-Biang, secrétaire général du ministère, a confirmé l'engagement de N'Djamena en faveur des droits humains, soulignant que le Tchad a souscrit à presque tous les traités internationaux et régionaux pertinents. L'ONG Ipas participe activement à cet effort collectif visant à transformer la compréhension politique en action concrète.
Ce qu’il faut retenir
- Atelier de trois jours à Bakara pour accélérer la ratification du Protocole de Maputo sur les droits des femmes.
- Le protocole garantit 32 droits fondamentaux incluant santé reproductive, éducation et participation politique.
- Le Tchad attend toujours de ratifier ce traité africain adopté il y a plus de vingt ans.
- Les débats porteront sur les liens entre ce texte et la réduction de la mortalité maternelle en Afrique centrale.
Source : Tchad Infos