À Sosso-Nakombo, une commune éloignée de Bangui, la gestion municipale suscite l'indignation. Les habitants rapportent des pratiques douteuses du maire, qui transforme l'urbanisation en opportunité de profit personnel. Des témoignages révèlent que des bulldozers, escortés de militaires, démolissent des maisons et commerces sans préavis, laissant les familles démunies.
Alors que le maire prétend agir pour la création de nouvelles infrastructures, les destructions ne débouchent sur aucune amélioration concrète des routes ou des services. Les terrains ainsi libérés sont rapidement revendus, souvent à des proches de l'édile, générant des bénéfices considérables au détriment des résidents.
Le système de double paiement est particulièrement choquant : des citoyens achètent légalement leur terrain, construisent leur maison, puis voient leur propriété rasée sans explication, se retrouvant contraints de repayer pour récupérer leur bien. L'absence de service cadastral local renforce cette situation, laissant le maire seul décisionnaire des questions foncières.
Les conséquences sont désastreuses pour la population, qui perd ses économies et se voit privée de tout recours. Les témoignages mettent en lumière une dérive inquiétante, où le développement urbain semble avant tout au service de l'enrichissement personnel du maire, nécessitant une intervention urgente des autorités compétentes pour protéger les droits des citoyens.
Ce qu’il faut retenir
- Le maire de Sosso-Nakombo accusé d'enrichissement personnel via l'urbanisation.
- Démolitions de maisons effectuées sans préavis, laissant des familles sans abri.
- Un système de double paiement contraint les citoyens à racheter leurs propres terrains.
- L'absence de services cadastraux permet au maire de décider seul des questions foncières.
Source : Corbeau News Centrafrique