À Paoua, la présence durable des ONG suscite des critiques croissantes au sein de la population. Lors d'un débat diffusé sur la Radio La Voix de Pendé, des leaders locaux ont exprimé leurs préoccupations quant à l'impact de l'assistance extérieure sur les comportements des habitants. Selon eux, cette aide a créé une culture de dépendance, rendant une partie significative de la population inactive et moins encline à s'investir dans l'agriculture.
Timothée Boulapa, président du MLPC, a été particulièrement vocal, affirmant que la distribution de biens par les ONG a détourné les habitants de leurs champs, les incitant à attendre passivement l'arrivée des aides plutôt qu'à cultiver. Des cas concrets illustrent cette tendance : un cultivateur a rapporté que des jeunes refusent même des offres d'emploi, préférant les allocations mensuelles.
Cette situation, que plusieurs intervenants ont qualifiée de débilitante, a des répercussions sur la production agricole dans la préfecture de la Lim-Pendé, pourtant riche en potentiel. Les critiques s'accordent à dire que l'assistance mal orientée a fragilisé l'initiative locale, et il est désormais urgent de repenser le modèle d'aide pour favoriser un développement durable et autonome.
Ce qu’il faut retenir
- Les ONG sont accusées de créer une dépendance chez la population de Paoua.
- Des leaders locaux estiment que l'assistance entrave l'agriculture et l'autonomie.
- Le modèle d'aide actuel nécessite une réforme pour un développement durable.
- La baisse de production agricole est alarmante dans une région au potentiel élevé.
Source : Corbeau News Centrafrique