La République centrafricaine continue de faire face à des défis majeurs en matière de sécurité et de respect des droits fondamentaux. Aristide Nononsi, mandaté par les Nations Unies pour épier les violations, a exprimé son inquiétude croissante après une première visite officielle à Bangui, lundi dernier.
Dans plusieurs régions du pays, notamment aux zones frontalières, les groupes armés poursuivent leurs exactions. L'expert a également soulevé les tensions récurrentes liées aux mouvements de transhumance et aux communautés pastorales, sans oublier les répercussions du conflit soudanais sur la stabilité régionale — une situation qui préoccupe d'autant plus les États limitrophes du bassin du Tchad.
Malgré ces ombres, Nononsi a salué les progrès enregistrés. Le processus électoral 2025-2026 s'est déroulé globalement sans incidents majeurs, marquant une étape positive vers le rétablissement de la paix. Lors de sa mission, l'expert a rencontré les autorités centrafricaines, la MINUSCA, les agences onusiennes et les organisations de défense des droits de l'homme.
L'expert appelle désormais à un redoublement des efforts : renforcer la protection des populations civiles, restaurer l'État de droit et engager un processus de justice transitoire. Un message adressé tant aux gouvernants centrafricains qu'à leurs partenaires internationaux.
Ce qu’il faut retenir
- Les zones frontalières et régions pastorales demeurent foyers de violences impliquant groupes armés et tensions communautaires
- Les répercussions du conflit soudanais aggravent l'instabilité dans une région déjà fragilisée par les crises humanitaires
- Le déroulement pacifique des élections 2025-2026 constitue un signal encourageant malgré le contexte sécuritaire dégradé
Source : Tchad Infos