Olive Ngobo dénonce sa détention et interpelle le colonel Badjeck

Une femme camerounaise rompt le silence sur son incarcération de près de sept semaines. Olive Ngobo affirme avoir subi des préjudices graves — perte de grossesse, torture présumée et tentative d'empoisonnement — lors de sa garde à vue au Groupement Territorial de Gendarmerie du Mfoundi et à la Prison principale de Kondengui, entre 30 et 19 jours respectivement. Elle impute ces violences au colonel Didier Badjeck et dénonce ce qu'elle qualifie de complot fondé sur des accusations mensongères visant à ternir son honneur.

Dans un communiqué musclé, Ngobo affirme avoir été arbitrairement privée de liberté dans le contexte d'une affaire impliquant l'amiral Joseph Fouda, survenue en 2024. Elle soutient avoir été accusée de complicité avec des individus qu'elle n'aurait jamais rencontrés, notamment autour d'une supposée usurpation d'identité. Face à ces allégations, elle a saisi les autorités judiciaires et déposé plainte auprès du Tribunal militaire de Yaoundé pour que les responsables présumés soient identifiés et poursuivis.

Ngobo affirme également que sa conférence de presse post-libération aurait été entravée par des responsables du ministère de la Défense et du Secrétariat d'État à la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, afin de « cacher la manifestation de la vérité ». Elle revendique le droit de répondre publiquement et exige que le colonel Badjeck produise des preuves concrètes de ses allégations, notamment concernant une relation intime présumée et une prétendue cohabitation en France. Elle se dit prête à comparaître devant les institutions compétentes et appelle à privilegier les faits sur les rumeurs.

Ce qu’il faut retenir

  • Olive Ngobo accuse le colonel Didier Badjeck de l'avoir arbitrairement détenue durant 49 jours, avec allégations d'actes de torture et de violences graves.
  • Elle affirme avoir perdu sa grossesse durant sa détention et dénonce une tentative d'empoisonnement ainsi que des accusations qu'elle juge infondées.
  • Ngobo a saisi le Tribunal militaire de Yaoundé et dénonce l'entrave présumée de sa conférence de presse par des responsables du ministère de la Défense.
  • Elle exige que Badjeck produise des preuves concrètes de ses déclarations publiques et prône un règlement basé sur les faits plutôt que sur les insinuations.

Source : Le Bled Parle

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