L'avocat et militant camerounais Me Sikati, actuellement en Chine, plaide pour une transformation profonde de la gouvernance nationale en s'inspirant du modèle de développement asiatique. Dans une analyse comparative, il énumère les défaillances systémiques du pays face aux réussites observées sur le terrain chinois.
Selon l'auteur, la prospérité chinoise repose sur plusieurs piliers fondamentaux : une administration rigoureuse et pragmatique, une justice indépendante et effective, et surtout une volonté politique d'autofinancement des infrastructures plutôt que de se perdre dans un endettement chronique. Le Cameroun, affirme-t-il, continue d'exporter ses matières premières brutes au lieu de les transformer, perdant ainsi des opportunités massives de création de richesses nationales.
Me Sikati constate également des différences majeures dans l'ordre public et la sécurité : absence de drogue massive, disparition quasi totale de la petite délinquance, et zéro corruption visible, contrairement aux réalités camerounaises. Il souligne que ce contraste reflète un engagement citoyen et patrimonial que les Camerounais ont perdu, en particulier face à une gouvernance marquée par le tribalisme, la médiocrité et la prévarication. L'avocat appelle à une rupture avec ces pratiques délétères et voit dans la transition post-Biya une opportunité cruciale de redressement national.
Ce qu’il faut retenir
- Chine : État crée des opportunités entrepreneuriales plutôt que d'embaucher massivement ; Cameroun : reste dépendant du salariat public.
- Infrastructure : Chine autofinance ses mégaprojets ; Cameroun s'enfonce dans une spirale d'emprunts externes chroniques.
- Sécurité et moralité : Chine contrôle efficacement drogue, corruption et délinquance ; Cameroun peine face à ces fléaux.
- Transformation industrielle : Chine crée de la valeur ajoutée ; Cameroun vend or et ressources à l'état brut.
Source : Actu Cameroun