La cour d'appel de Bamako a ouvert lundi les débats dans l'affaire impliquant le chroniqueur Youssouf Bathily, dit Ras Bath, et l'activiste Rose. Trois ans après son arrestation, le premier inculpé rejette catégoriquement les griefs portés contre lui : association de malfaiteurs et atteinte à la crédibilité de l'État malien.
Dès l'ouverture des audiences, l'accusation a présenté plusieurs enregistrements audio comme pièces à conviction. Confronté à ces éléments, Ras Bath a formellement nié les actes dont on le soupçonne. Rose, sa co-inculpée, a de son côté justifié ses interventions publiques en ligne comme une dénonciation légitime des renchérissements et des entraves économiques subies par les populations maliennes.
La défense conteste la régularité de la procédure : elle demande l'exclusion des enregistrements audio du dossier, affirmant leur recours contraire aux règles légales. Cette position illustre les enjeux de garanties procédurales souvent soulevés dans les affaires politiques en Afrique de l'Ouest. À l'issue de la première audience, plusieurs sympathisants ont appelé à la relaxe immédiate de Ras Bath. Les plaidoiries reprennent mercredi 12 août.
Ce qu’il faut retenir
- Ras Bath conteste les accusations d'association de malfaiteurs et d'atteinte aux institutions maliennes
- Rose justifie ses tweets et interventions comme critique des crises économiques et inflation
- Les avocats demandent l'annulation des preuves audio pour vice de procédure
Source : Africanews