La justice malienne maintient en prison dix ressortissants chinois soupçonnés d'avoir exploité un établissement de jeux illégal à Bamako. Le 5 août 2026, les magistrats ont rejeté leur demande de libération provisoire, confirmant ainsi le durcissement des autorités face à ce type de criminalité financière.
L'enquête porte sur un casino clandestin ayant généré des revenus considérables — estimés à plusieurs centaines de millions de FCFA chaque semaine selon les médias locaux. Cette affaire intervient six mois après une première vague d'arrestations en février 2026, au cours de laquelle plusieurs Chinois avaient déjà été écroués pour suspicions similaires : blanchiment de capitaux et tenue d'établissement de jeux illicite dans la capitale.
Les enquêteurs intensifient leurs investigations pour clarifier le rôle de chaque accusé et surtout identifier les complices maliens qui auraient pu faciliter ces activités. Comme pour beaucoup de dossiers de criminalité transnationale en Afrique de l'Ouest, cette enquête révèle les failles des dispositifs de contrôle des flux financiers et la capacité de réseaux criminels organisés à s'implanter dans les grandes villes régionales.
Ce qu’il faut retenir
- Dix ressortissants chinois demeurent incarcérés ; la cour rejette leur libération provisoire.
- Le casino clandestin engendrait des centaines de millions de FCFA hebdomadaires à Bamako.
- Les autorités enquêtent sur des soupçons de complicités locales et de blanchiment organisé.
- Cette affaire prolonge une première série d'arrestations datant de février 2026 au Mali.
Source : Le Bled Parle