En Afrique centrale comme au Sahel, le débat sur le rôle des femmes dans les sociétés patriarcales demeure brûlant. Une recherche universitaire menée à Ouagadougou apporte un éclairage nouveau sur cette question en mettant l'accent sur la capacité d'action des femmes face aux structures de domination masculine.
Le 27 juillet 2026, Jean Jacques Kaboré a défendu avec succès son doctorat en littérature anglophone africaine devant un jury international. Son travail examine comment les personnages féminins des pièces de théâtre africaines osent contester et s'opposer aux mécanismes patriarcaux. Cette recherche, récompensée par la mention très honorable, repose sur l'analyse de 274 pages d'études approfondies.
Contrairement à l'image traditionnelle d'une femme passive et victime, Kaboré démontre que la littérature révèle des héroïnes qui élaborent des stratégies de rébellion concrètes. Le jury, dirigé par la professeure Amélie Georgette Sanon/Ouattara, salue une contribution scientifique majeure qui déconstruit des clichés ancrés depuis longtemps sur la représentation féminine.
Cette étude revêt une pertinence particulière pour la région CEMAC, où les dynamiques de genre et les transformations sociales interrogent les équilibres traditionnels. Elle offre aux chercheurs et décideurs africains une grille de lecture fondée non sur la victimologie, mais sur l'agentivité des femmes.
Ce qu’il faut retenir
- Jean Jacques Kaboré doctorant en littérature anglophone défend sa thèse sur la contestation féminine du patriarcat en Afrique.
- Son analyse de pièces théâtrales révèle des stratégies féminines de résistance et remet en question la domination masculine traditionnelle.
- Le jury international salue une avancée scientifique importante qui offre une autre perspective sur les femmes africaines dans la culture.
Source : Burkina 24