Fonds de la Banque mondiale : RCA face à un scandale de détournement routier

En Centrafrique, un litige majeur oppose l'agence onusienne UNOPS au ministère d'État des Travaux publics autour de crédits destinés à relier Ndélé et Ouadda-Maïkaga. Financés par l'institution de Washington pour désenclavement du nord-est, ces budgets ont été décaissés, mais jamais ne sont parvenus aux ouvriers. Depuis plusieurs mois, les chantiers demeurent à l'arrêt, les salaires impayés et les grèves incessantes paralysent le secteur.

L'UNOPS dénonce un détournement au profit du gouvernement, tandis que le ministère dirigé par Arthur Piri — neveu du président Faustin-Archange Touadéra — rejette ces accusations et menace des poursuites judiciaires. Cette joute rhétorique peine à masquer une réalité : les fonds disparaissent, les familles souffrent, et les responsabilités restent floues.

Pour les citoyens centrafricains, cette querelle institutionnelle symbolise l'opacité chronique dans la gestion des ressources d'infrastructure. Pendant que cadres politiques et agences Nations Unies s'accusent mutuellement, le matériel rouille à la base et les travailleurs attendent toujours leurs émoluments.

Ce qu’il faut retenir

  • Les chantiers routiers Ndélé-Ouadda-Maïkaga sont paralysés depuis plusieurs mois faute de versements salariaux aux employés.
  • L'UNOPS affirme que le ministère des Travaux publics a détourné les fonds transférés par la Banque mondiale vers d'autres destinations.
  • Arthur Piri, ministre d'État et parent du chef d'État, rejette les accusations et envisage des recours judiciaires contre l'agence onusienne.
  • Cette affaire illustre la gestion opaque des ressources destinées aux infrastructures centrafricaines et affecte directement les familles de travailleurs.

Source : Corbeau News Centrafrique

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