L'économie tchadienne s'appuie de plus en plus sur ses secteurs tertiaires pour dynamiser son développement. Au premier trimestre 2026, commerce, santé, éducation et télécommunications ont propulsé le produit intérieur brut du pays, avec une expansion de 4,4 % comparée à la même période l'année précédente.
Selon l'Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED), cette accélération a injecté 1,4 point directement dans la croissance du PIB national. Le secteur tertiaire, longtemps marginalisé face à l'agriculture et aux industries extractives, devient progressivement le pilier de la transformation économique tchadienne.
Le commerce tire particulièrement cette dynamique avec une hausse de 5,5 %, reflet d'une certaine revitalisation des échanges et des dépenses, bien que les ménages continuent de subir des prix élevés. Les petits commerces et réseaux de distribution restent les véritables moteurs de cette reprise. Services publics, structures sanitaires et établissements scolaires connaissent parallèlement une croissance identique de 5,6 %, tandis que le secteur des télécommunications et du numérique affiche une progression spectaculaire de 9,8 %.
Cette diversification demeure fragile. Infrastructures insuffisantes, qualité inégale des services, fracture numérique et pouvoir d'achat limité constituent autant d'obstacles à une distribution plus large des bénéfices économiques.
Ce qu’il faut retenir
- Le secteur tertiaire progresse de 4,4 % et devient le moteur principal de la croissance du PIB tchadien au T1 2026.
- Commerce, télécommunications et services publics affichent des hausses respectives de 5,5 %, 9,8 % et 5,6 %.
- Les défis persistent : infrastructures défaillantes, accès numérique limité et faible pouvoir d'achat des consommateurs.
- Cette évolution montre que le Tchad diversifie progressivement son économie au-delà de l'agriculture et des ressources minières.
Source : Alwihda Info