Au Congo, la filière bois d'œuvre connaît une transformation majeure. Des ateliers de renforcement des capacités réunissent actuellement les très petites, petites et moyennes entreprises du secteur, ainsi que leurs organisations professionnelles, dans l'objectif de moderniser et de structurer durablement cette activité économique stratégique.
Le projet « Appui au secteur privé – Marché intérieur du bois », soutenu financièrement par l'Union européenne, entend résoudre une problématique majeure : la majorité du bois consommé localement provient encore des circuits informels, échappant aux contrôles de traçabilité et menaçant la pérennité des forêts congolaises. Depuis l'Accord de partenariat volontaire signé avec l'UE en 2010, le Congo s'est engagé à renforcer sa gouvernance forestière, mais l'objectif reste largement inachevé.
Ces formations, animées par des experts internationaux de Kinomé et de l'Institut européen de coopération et de développement, ciblent des enjeux concrets : accès au financement bancaire, gestion administrative, gouvernance d'entreprise et développement de projets viables. Le secteur artisanal du bois représente environ 66 % des approvisionnements en sciages du marché domestique congolais, générant emplois et revenus dans les régions. Cependant, cette économie parallèle prive l'État de recettes fiscales significatives et fragilise l'organisation de toute la filière. Les ateliers, déjà tenus à Pointe-Noire, se poursuivent à Dolisie et à Ouesso.
Ce qu’il faut retenir
- Filière bois : formation des TPME et associations professionnelles pour améliorer accès au crédit et gouvernance
- 66 % des sciages du marché domestique proviennent du secteur artisanal, souvent désorganisé et informel
- Projet UE vise légalité, traçabilité et durabilité forestière, avec focus emploi jeunes et femmes
- Quatorze organisations professionnelles du cluster bois de Pointe-Noire ont participé à la première session
Source : Adiac Congo