Le programme d'intensification agricole et halieutique lancé en 2023 affiche des résultats spectaculaires. Déployé sur trois années, ce plan ambitieux a permis au Burkina Faso de dépasser ses cibles de production alimentaire, en particulier dans la filière rizicole, transformant ainsi l'accès à l'alimentation pour des millions de citoyens.
Le bilan rendu public le 31 juillet 2026 par Amos Kiénou, pilote de cette initiative, révèle des chiffres impressionnants : plus de 1 million de tonnes de riz produit contre un objectif initial d'un million, 2,7 millions de tonnes de maïs au lieu des 2 millions attendues. Ces performances traduisent une stratégie gouvernementale cohérente visant à atteindre l'autosuffisance alimentaire tout en créant des emplois pour la jeunesse.
Sur le terrain, l'impact économique est palpable. Le prix du maïs au marché a chuté de moitié, passant de 35 000 à 40 000 francs CFA à environ 20 000 francs CFA le sac. Cette baisse bénéficie directement aux ménages urbains et ruraux. Pour y parvenir, le gouvernement a investi massivement : 485 forages à haut débit, plus de 1 200 tracteurs, 418 structures de stockage et plus de 160 000 tonnes d'engrais distribués aux agriculteurs.
Au-delà des céréales, les secteurs de l'élevage et de la pêche ont aussi connu des avancées notables, bien que la production halieutique reste en retrait par rapport aux ambitions initiales. Cette dynamique agricole pourrait servir de modèle pour d'autres économies de la région CEMAC confrontées aux mêmes défis d'insécurité alimentaire.
Ce qu’il faut retenir
- Production de riz : 1 008 737 tonnes en 2023-2025, dépassant largement l'objectif d'un million fixé par les autorités.
- Baisse des prix alimentaires : le maïs coûte désormais 20 000 F CFA le sac contre 35 000 à 40 000 auparavant, réduisant la charge des ménages.
- Investissements massifs : 485 forages, 1 261 tracteurs et plus de 160 000 tonnes d'engrais déployés pour soutenir la production.
- Objectif atteint : plus de 7 millions de tonnes de céréales totales produites en trois ans, confirmant la viabilité du programme.
Source : Burkina 24