En Guinée Équatoriale, l'expulsion d'une femme de son domicile familial à Malabo a déclenché une vague d'accusations contre l'appareil judiciaire. L'affaire implique Lucas Ela Mañé Bilingung, récemment nommé président de la Cour d'appel de Bioko Norte, et son épouse Ivonia Nchama Mba Anguesomo, avec laquelle il partage la garde de trois enfants mineurs.
Le 16 juillet 2026, un magistrat a signé une ordonnance de mesures conservatoires autorisant l'expulsion immédiate de la mère du foyer. Des vidéos montrent des agents judiciaires et policiers supervisant le transfert de meubles et d'effets personnels vers la rue, une ampleur de déploiement qui intrigue observateurs et activistes.
Ivonia Nchama Mba Anguesomo dénonce un « abus de pouvoir », arguant que la procédure de séparation n'a pas encore donné lieu à un jugement définitif et que son mari aurait exploité son influence institutionnelle. Des voix de la société civile s'interrogent sur la célérité de l'exécution et le recours à des moyens publics pour une affaire domestique. Ni le tribunal saisi ni les avocats du magistrat n'ont commenté publiquement ces critiques.
Ce qu’il faut retenir
- Un auto de mesures provisionales ordonne le délogement immédiat de l'épouse du nouveau président de la Cour d'appel de Bioko Norte.
- L'ampleur du déploiement judiciaire et policier suscite des interrogations sur une possible utilisation abusive du pouvoir judiciaire.
- La procédure manque d'un jugement au fond, ce qui alimente les soupçons d'irrégularités procédurales relevées par des organisations civiles.
- Les autorités judiciaires restent muettes face aux accusations de partialité et de favoritisme institutionnel.
Source : Diario Rombe