La mort du coach Albert Diboungou, survenue après une collision entre le bus de son équipe et un pachyderme sur une route gabonaise, ravive un débat crucial en Afrique centrale : celui de la sécurité routière face à l'invasion progressive de la faune sauvage. Cet accident tragique n'est malheureusement pas isolé au Gabon, où les rencontres entre automobilistes et éléphants se multiplient, particulièrement en fin de journée et en début de nuit.
Le problème s'aggrave au fil des années. L'augmentation incontrôlée des populations d'éléphants, conjuguée à l'expansion des routes qui traversent leurs habitats naturels, crée une situation explosive pour les usagers de la circulation. Les autorités gabonaises font face à un défi majeur : concilier la protection de ce patrimoine faunique avec la sécurité des citoyens.
Cette tragédie interpelle non seulement Libreville, mais aussi l'ensemble des États de la CEMAC où coexistent routes modernes et écosystèmes fragiles. Elle soulève des questions fondamentales sur l'aménagement du territoire et la gestion de la cohabitation entre infrastructure routière et conservation de la biodiversité.
Ce qu’il faut retenir
- Albert Diboungou, entraîneur du club Bouénguidi Sport, a péri dans l'impact du bus avec un éléphant
- Les collisions impliquant la faune sauvage se concentrent la nuit, période de visibilité réduite et de circulation du bétail
- Signalisation inadéquate, surpopulation d'éléphants et manque de sensibilisation aggravent les risques sur axes forestiers
- Vitesse modérée, trajets diurnes et vigilance renforcée sont recommandés pour limiter les sinistres
Source : Gabon Actu