L'Afrique connaît une véritable effervescence dans la création de fonds souverains. En 2025, pas moins de cinq nouvelles structures ont vu le jour, portant le total continental à une trentaine. Cette tendance, qui se poursuit en 2026 avec de nouveaux pays comme la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso ou encore le Kenya, témoigne d'une volonté croissante d'autonomie économique.
Plusieurs nations, dont la Guinée qui s'apprête à lancer officiellement son fonds avant fin 2024, et le Botswana qui travaille à la mise en place d'un second véhicule, démontrent cette dynamique. Cette prolifération soulève cependant des questions quant aux moyens réels de ces fonds pour concrétiser leurs ambitions dans un contexte économique mondial complexe.
Pour les pays de la CEMAC, l'essor de ces instruments financiers pourrait offrir des pistes de réflexion quant à la gestion des ressources et à la diversification économique, un enjeu majeur pour la stabilité et le développement futur de la région.
Ce qu’il faut retenir
- Une trentaine de fonds souverains existent désormais en Afrique, avec une accélération notable depuis 2025.
- Plusieurs pays africains, dont la RDC et le Kenya, lancent ou préparent de nouvelles structures de gestion de patrimoine.
- Cette tendance reflète une recherche d'autonomie financière et de diversification économique sur le continent.
Source : The Africa Report