En cette Journée mondiale du développement rural, le canton de Djonkor-Guera, situé près de Bitkine, illustre les défis et les espoirs des populations locales. Avec une économie fondée sur l'agriculture et l'élevage, 90 % des habitants dépendent de l'agriculture pour leur subsistance.
Le chef de canton, Abdelkerim Kabira, souligne que malgré le travail acharné, les méthodes agricoles restent traditionnelles, entravant le véritable essor économique. Le manque de matériel moderne, de formation et d'accompagnement technique freine les initiatives de développement.
Face à ces obstacles, les habitants, particulièrement les femmes, s'organisent en groupements pour créer des activités génératrices de revenus. Cette dynamique communautaire démontre une volonté forte d'améliorer les conditions de vie, mais elle nécessite un soutien accru des autorités et des partenaires.
Les acteurs locaux espèrent des investissements pour la mécanisation de l'agriculture et un meilleur accès aux ressources, afin de transformer leur potentiel en un véritable moteur de croissance. La situation à Djonkor-Guera met en lumière les enjeux cruciaux du développement rural au Tchad et dans la région CEMAC.
Ce qu’il faut retenir
- Djonkor-Guera, canton agro-pastoral, compte 90 % de sa population active dans l'agriculture.
- Les méthodes agricoles traditionnelles limitent l'évolution économique des habitants.
- Les femmes s'organisent en coopératives pour améliorer leurs revenus et soutenir leurs familles.
- Un soutien accru des pouvoirs publics est crucial pour transformer les efforts locaux en succès durables.
Source : Tchad Infos