Jeudi dernier, une simple averse a suffi à plonger le cœur de Yaoundé dans un chaos familier. En quelques dizaines de minutes, les artères principales de la capitale camerounaise se sont transformées en véritables cours d'eau, immobilisant la circulation et exposant une nouvelle fois la fragilité des infrastructures urbaines.
Le boulevard du 20 mai, l'avenue Kennedy et le secteur de la Poste centrale, habituellement lieux de passage intense, ont été submergés par des eaux boueuses. Des véhicules ont été piégés, certains jusqu'au capot, tandis que des commerçants voyaient leurs marchandises menacées par la montée des eaux. La paralysie a été quasi totale, transformant de courts trajets en épopées de plusieurs heures et saturant les axes secondaires.
Ce scénario catastrophe, loin d'être inédit, relance le débat sur l'insuffisance chronique des systèmes d'évacuation des eaux pluviales, aggravée par le manque d'incivisme, notamment l'obstruction des caniveaux par les déchets. Face à une population urbaine croissante et à des aléas climatiques potentiellement plus fréquents, la question de la résilience de la capitale camerounaise face aux intempéries reste entière.
Ce qu’il faut retenir
- Une averse a paralysé le centre-ville de Yaoundé, bloquant la circulation et les activités commerciales.
- Les infrastructures d'assainissement de la capitale sont jugées insuffisantes pour faire face aux pluies saisonnières.
- L'incivisme, avec l'obstruction des canaux par les déchets, aggrave le problème des inondations récurrentes.
- La situation soulève des interrogations sur la gestion urbaine face à la croissance démographique et au changement climatique.
Source : Camer.be